Son portrait figure en oriflamme de notre site car il est l'honneur de la pensée et de la politique, françaises et socialistes, et que -sans nous rendre dévôts- il nous inspire encore. Sur l'enseignement des langues régionales, Jean Jaurès a écrit ces deux articles : ils valent la peine d'être lus. Rayonnants de sensibilité et de courage, ces propos s'adressent, en 1911, aux éducateurs, à contre-courant de l'intolérance nationaliste-républicaine qui entretient le mépris des langues régionales.
Tribune de Caroline Fourest, essayiste et rédactrice en chef de la revue "ProChoix", parue dans Le Monde.fr du 28 Août 2008.
Les partisans de l'école privée peuvent se réjouir. Tous ceux qui préfèrent la séparation de l'école et de l'Etat à la séparation de l'Eglise et de l'Etat, qu'ils soient ultracatholiques ou ultralibéraux, ou ultra-les deux, peuvent savourer leur victoire. La guerre scolaire est presque terminée. Et ils ont gagné.
« Exit la poésie, vive la récitation. Exit l’expression écrite, vive la rédaction. Exit l’éducation civique et citoyenne, vive l’instruction morale et civique». Jean-Yves Vlahovic, enseignant en Loire Atlantique, fait le point pour le Contre-journal sur les réformes attendues à la rentrée. Suppressions de postes, fin de la carte scolaire, allègement des programmes. Revue de détail, et précisions sur les mobilisations en cours. http://contrejournal.blogs.liberation.fr du 4 Août 2008.
En répondant, jeudi soir, par la fermeté aux enseignants, Nicolas Sarkozy a achevé de se mettre à dos le monde éducatif, déjà très mobilisé contre la suppression de 11 200 postes équivalents temps plein dès la rentrée 2008.
Tribune de Florian Lecoultre, président de l'Union nationale lycéenne.
Si les lycéens descendent dans la rue depuis deux mois c'est bien que leur mouvement touche à des enjeux essentiels pour l'avenir du service public d'éducation. Des mobilisations locales, associant enseignants, parents et élèves ont débuté dès la notification aux établissements des dotations horaires avec lesquelles ils sont censés fonctionner lors de l'année scolaire 2008-2009
Tribune parue dans Le Monde du 23 avril, de Bariza Khiari, sénatrice PS de Paris
Une fois de plus, l'Europe a bon dos. Au nom d'une prétendue directive européenne, le gouvernement français vient de faire adopter par le Parlement, dans un texte de loi destiné à lutter contre les discriminations, une disposition remettant en cause la mixité à l'école. Aucun ministre de l'éducation, aussi réactionnaire fût-il, n'aurait eu "l'audace" d'inscrire dans nos textes, ne serait-ce que par voie de circulaire, la possibilité d'organiser "des enseignements par regroupement des élèves en fonction de leur sexe" sans s'exposer à la foudre des organisations laïques et des syndicats de l'enseignement